L1 - 30/07/2007
Le Guen : « Un groupe trop étoffé »
Une défaite avec les honneurs face à Arsenal (1-2), une victoire éclatante contre Valence (3-0), le Paris Saint-Germain a laissé entrevoir de belles promesses lors de l'Emirates Cup, ce week-end à Londres. A une semaine de la reprise du championnat, samedi face à Sochaux, l'entraîneur du club de la capitale Paul Le Guen dresse un premier bilan. Encourageant, mais forcément prudent.
« Paul Le Guen, quels enseignements tirez-vous de cette Emirates Cup?Cela a été intéressant, du début jusqu'à la fin. On termine bien cette semaine de stage. Je sens un groupe déterminé. On va dans le bon sens, je suis optimiste. Maintenant, on peut prendre les papiers des vingt clubs de L1 avant le début de la saison, aujourd'hui, tout se passe bien. Il faudra voir comment l'équipe se comportera dans la compétition. Il faut que l'esprit de compétition monte encore. Les joueurs ont beaucoup travaillé physiquement. Mais on n'est pas loin d'être prêts. Il nous reste une semaine de travail pour bien débuter la saison.
Face à Valence, les remplaçants ont montré que le PSG possédait un banc de qualité.
Il y a des possibilités pour l'avenir. Au début, les jeunes étaient dans l'observation. Puis ils ont commencé à se montrer. Ils ont du culot. On avait par exemple l'intention de prêter Loris Arnaud et il est en train de nous faire changer d'avis. Aujourd'hui, il n'est pas loin du groupe des dix-huit. Maintenant, il faut pondérer les jugements, ne pas brûler les étapes. On va voir cette semaine comment ils réagiront en vous lisant. (Il sourit)
Êtes-vous toujours intéressé par le profil de Sylvain Wiltord ?Oui, mais la situation n'a pas évoluée. Les arrivées sont suspendues à d'éventuels départs.
« CERTAINS JOUEURS RISQUENT D'EN SOUFFRIR »
Vous allez devoir gérer les égos de certains joueurs susceptibles de ne pas être titulaires cette saison...
Si c'est de Gallardo et Yepes dont vous parlez, on avisera. C'est comme ça. Gallardo, je compte sur lui. Mais s'ils ont cette crainte de se retrouver sur le banc, qu'ils le disent ! Je suis ouvert à quatre ou cinq départs. Qu'on ne vienne pas me voir en disant que je veux un effectif pléthorique. Je l'ai toujours dit, je veux dix-huit joueurs confirmés plus des jeunes pour compléter. S'il y a des offres, et que celles-ci nous intéressent, on sera ouvert à la discussion. Pour l'instant, le groupe est trop étoffé. Et certains joueurs risquent d'en souffrir.
Que répondez-vous à ceux qui disent que le Paris-SG a été très discret sur le marché des transferts et n'a pas recruté de stars ?Ils ont raison ! Même si Bourillon a plus de 100 matches en L1, même si Zoumana Camara est un joueur confirmé, ce ne sont pas des stars du championnat. On n'a fait du mieux qu'on pouvait.
Était-ce un choix délibéré de votre part ?Le club avait besoin d'analyser les choses. Cela ne servait à rien d'aller recruter alors qu'il y a des ressources en interne. Je ne suis pas en train de reconstruire.
« OUTSIDER, JE NE PENSE PAS »
Bien commencer la saison, ce serait une victoire lors de la première journée, samedi contre Sochaux ?Sochaux n'est pas un match couperet. Il n'est pas décisif pour notre saison, mais il est important. Néanmoins, je sens que cette équipe a de la ressource, qu'elle serait capable de passer au-dessus d'un échec.
Mickael Landreau a déclaré que le PSG pouvait être ''un outsider'' dans ce championnat. Partagez-vous son avis ?Outsider, ça voudrait dire qu'on peut gagner. Non, je ne pense pas. Lyon est toujours devant. Il ne faut pas oublier qu'on a fini quinzième l'an passé. Il faut rester prudent. »